Routes : 50 points noirs et 3 gestes

Routes : 50 points noirs et 3 gestes
En révélant la carte des zones à risques pour les poids lourds une semaine après le drame de Laffrey, Borloo rappelle que les infrastructures ne sont pas seules en cause.
Dans le Journal du dimanche, le ministre en charge de la sécurité routière explique qu'"en matière de sécurité routière, le chantier le plus important est l'appel à la vigilance de chacun".

- le 29/07/2007 - 21h05

# Posté le lundi 30 juillet 2007 06:11

Zaza et Monsieur Arnaud ne sont plus

Zaza et Monsieur Arnaud ne sont plus
Michel Serrault est mort dimanche soir d'un cancer dans sa résidence de Honfleur, en Normandie.
Une longue carrière cinématographique, avec quelque 135 films, couronnée par trois César, en ont fait l'un des acteurs français les plus populaires.

- le 30/07/2007 - 11h28


Il était l'un des acteurs français les plus célèbres et les plus populaires. Michel Serrault s'est éteint hier soir des suites d'un cancer. L'acteur est mort chez lui, dans sa résidence secondaire de Honfleur, entouré de ses proches. Agé de 79 ans, il avait été hospitalisé ces dernières semaines à l'Hôpital américain de Neuilly d'où il était sorti fin juin pour se rendre dans sa résidence secondaire.

En plus d'un demi-siècle d'une impressionnante carrière, l'acteur aux trois César a joué dans quelque 135 longs métrages et dans de nombreux téléfilms, sous la direction de réalisateurs comme Clouzot, Chabrol, Mocky, Lautner, Audiard, Blier, Zidi ou Kassovitz.

"Faire rire et m'occuper de Dieu"

Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (ex Seine-et-Oise) dans une famille modeste et très chrétienne, il entre à 14 ans au petit séminaire de Conflans. Il tente alors de faire cohabiter ses deux passions: "faire rire et m'occuper de Dieu". Il choisit l'univers du spectacle mais n'abandonnera jamais la foi.

Refusé au conservatoire, il débute en 1948 dans la troupe de Robert Dhéry, "les Branquignols" puis se dirige vers les cabaret parisiens de la rive gauche. C'est là qu'il rencontre son ami de toujours, Jean Poiret. En 1954, Michel Serrault fait sa première apparition au cinéma dans "Ah! les belles bacchantes!" de Jean Loubignac. Pendant vingt ans, l'acteur accumule les rôles plus qu'il ne les choisit véritablement, qualifiant d'"exercice de style" ses prestations dans de nombreux "navets".

Début des années 70, il tourne un premier film à succès "Le Viager" de Pierre Tchernia. Le 1er février 1973, sa carrière prend un nouveau tournant... au théâtre. Pendant cinq ans, il interprète avec brio un homosexuel excentrique nommé Zaza, au Palais Royal de Paris : "La cage aux folles", mise en scène par Jean Poiret. Face au triomphe, la pièce est adaptée au cinéma par Edouard Molinaro. L'acteur franchit une nouvelle étape et reçoit son premier César de l'interprétation masculine pour sa prestation.

Des registres plus dramatiques

Ses personnages commencent à s'étoffer et on le voit dans des registres plus dramatiques. En 1975, Jean-Pierre Mocky lui offre un rôle décalé, dans "l'Ibis Rouge". Il joue l'étrange Jerôme Martinaud dans "Pile ou face" de Robert Enrico. En 1980 il se voit attribuer une deuxième César pour son rôle aux côtés de Lino Ventura dans "Garde à vue" de Claude Miller en 1981.

Michel Serrault multiplie les films. Il sera encensé pour sa prestation dans "Le docteur Petiot" de Christian de Chalonge en 1989, "les fantômes du chapelier" de Claude Chabrol, "le bonheur est dans le pré" d'Etienne Chatiliez en 1995, puis 1996, pour son rôle dans "Nelly et M. Arnaud" de Claude Sautet, qui lui vaut son troisième César.

A la télé, il interpréte notamment un marquant Gaston Dominici pour TF1, en 2003. Marié depuis 1958, père de deux filles, Michel Serrault avait perdu en 1977 son aînée dans un accident de voiture. Il avait signé trois livres de souvenirs: "Le cri de la carotte" (1996), "Michel Serrault, vous avez dit Serrault ?" (2001) et "Les pieds dans le plat" (2004).

# Posté le lundi 30 juillet 2007 06:07

Tour de France: l'arrivée dans la douleur

Tour de France: l'arrivée dans la douleur
La Grande Boucle aura connu une édition 2007 minée par les affaires de dopages, les suspicions et les rumeurs.
Le nom du probable gagnant, Alberto Contador, apparaîtrait dans le dossier Puerto. La contre-expertise de Vinokourov a confirmé samedi qu'il était positif.

- le 29/07/2007 - 11h13

Le Tour se termine... enfin ! Les organisateurs avaient demandé "l'union sacrée" contre le dopage. Visiblement, leur appel n'aura pas été entendu. Après l'affaire Landis en 2006, le Tour 2007 a été fortement secoué par les affaires de dopage.

Tout commence dimanche dernier. Le coureur de la formation allemande T-Mobile, Patrik Sinkewitz, abandonne le Tour de France, après une chute à l'arrivée de la 8e étape à Tignes. La Fédération allemande de cyclisme déclare alors que le coureur a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif le 8 juin dernier. Les craintes de nouvelles affaires commencent à enfler.

Le maillot jaune quitte le tour

Les craintes se confirment... Mardi, le Kazakh Alexandre Vinokourov (Astana), 23e du classement remporte le contre-la-montre d'Albi du Tour. Mais un contrôle antidopage révèle la pratique d'une transfusion sanguine homologue. Suite à l'annonce de ce contrôle, son équipe Astana décide de se retirer du Tour de France. Selon le code éthique mis en place par Astana Cycling Team, Alexandre Vinokourov est suspendu de l'équipe avec effet immédiat.

Le lendemain, le Tour de France est frappé de plein fouet par une nouvelle affaire de dopage, avec le contrôle positif à la testostérone du coureur italien de la formation Cofidis, Cristian Moreni. Celui-ci est contrôlé positif à l'issue de la 11e étape entre Marseille et Montpellier et affirme avoir agi seul, sans l'assistance de son équipe. Cofidis décide de se retirer du Tour.

Le même jour, coup de théâtre. Peu après 23h, le porte parole de la formation Rabobank demande à son coureur, le Danois Michael Rasmussen, maillot jaune du Tour de France de se retirer de l'épreuve. Rasmussen a menti à son équipe sur son emploi du temps durant le mois de juin. Le coureur danois se serait trouvé en Italie le mois précédant le Tour et non au Mexique comme annoncé.

Le show continue

Malgré toutes ces affaires, le show continue. Toutefois, les mauvaises nouvelles se succèdent pour le monde du cyclisme. Samedi, le quotidien Le Monde affirme qu"Alberto Contador "n'aurait pas dû participer" à la compétition. Le coureur espagnol, vainqueur présumé du Tour apparaît en effet dans le dossier d'instruction de "l'affaire Puerto" qui avait mis au jour l'année dernière, un réseau de dopage organisé par le Docteur Fuentes. Selon Le Monde, le nom de Contador y est cité pas seulement "dans le cadre de conversations téléphoniques comme le disait le patron du Tour de France" mais bien dans "la documentation relative aux activité présumées illicites."

Samedi, Patrice Clerc, Président de la société organisatrice du Tour (ASO), demande la démission des hauts responsables de l'UCI (Union cycliste internationale) qu'il accuse d'incompétence dans la gestion des dossiers de dopage. Quand on se comporte ainsi, "on n'a pas d'autre choix que la démission", indique le président d'ASO, stigmatisant "le manque de clarté, de transparence, de compétence, le manque certain de professionnalisme" d'une partie des hauts dirigeants de l'UCI. Mais, pour l'Irlandais Pat McQuaid, président de l'UCI, les dirigeants du Tour de France se sont servi de ces trois semaines pour régler leurs comptes.
Le Tour de France 2007 se termine bel est bien dans la douleur...

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 05:55

Villepin : "Je me battrai"

Villepin : "Je me battrai"
L'ex-Premier ministre a été mis en examen vendredi dans l'affaire Clearstream notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse".
Il dément une nouvelle fois avoir participé à une manoeuvre politique et indique qu'il répondra aux questions des juges.

- le 27/07/2007 - 12h03

Sa dernière audition avait duré 17 heures. Cette fois-ci, les événements se sont précipités pour Dominique de Villepin : son nouveau passage dans le bureau des juges chargés de l'affaire Clearstream aura duré moins d'une heure. Convoqué ce vendredi matin à 10 heures, l'ex-Premier ministre faisait son entrée une vingtaine de minutes avant l'horaire prévu, apparemment détendu et souriant aux journalistes. Pour apprendre quelques minutes plus tard de la bouche des juges leur intention de le mettre en examen. Jean-Marie d'Huy et Henri Pons se retiraient alors brièvement pour en délibérer, et au bout d'une vingtaine de minute venait l'annonce officielle : Dominique de Villepin devra répondre de "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" dans l'affaire Clearstream.

Dès lors, deux options se présentaient à lui : accepter de répondre aux juges... ou faire appel de sa mise en examen. Il soutenait en effet jusqu'à présent n'avoir "à aucun moment demandé à qui que ce soit d'enquêter sur des personnalités politiques, encore moins de les compromettre" et avoir "agi strictement dans le cadre de (ses) fonctions de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Intérieur". Cette position est d'importance car seule la Cour de justice de la République peut juger les anciens ministres pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions.

"Je répondrai naturellement à toutes les questions"

Mais plutôt que de gagner du temps en contestant sa mise en examen, l'ex-Premier ministre semble avoir choisi de répondre aux juges. C'est ce qu'il déclarait peu avant 11 heures aux journalistes, avant de repartir du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris : s'il a réaffirmé devant la presse qu'à "aucun moment", il n'avait "participé à une quelconque manoeuvre politique", il a ajouté aussitôt : "Je répondrai naturellement à l'ensemble des questions qui me seront posées". Mais s'il répondra aux juges, Dominique de Villepin n'en a pas moins affirmé son intention de se battre "pour faire éclater la vérité dans le cadre de l'instruction", dénonçant une mise en cause pénible aussi bien pour lui que pour ses proches, et réaffirmant : "J'ai agi pour faire face à des menaces internationales, j'ai agi pour faire face à des menaces contre nos intérêts économiques ; c'est strictement dans ce cadre que j'ai agi, c'était mon devoir comme ministre".

C'était la deuxième audition de Dominique de Villepin dans le cadre de ce dossier. Et entre celle de décembre et aujourd'hui, beaucoup d'eau et surtout de déclarations, ont coulé sous les ponts. Ces dernières semaines, les événements se sont accumulés : la découverte de notes inédites de Rondot impliquant clairement Dominique de Villepin (qui aurait agi à la demande de Jacques Chirac), les perquisitions des juges d'Huy et Pons au domicile de l'ancien ministre et au Quai d'Orsay : de plus en plus d'éléments ont mis en cause l'ancien Premier ministre. La semaine dernière, l'audition de Jean-Louis Gergorin a porté un nouveau coup à la défense de Dominique de Villepin : l'ex vice-président de EADS a en effet affirmé avoir rencontré le juge Van Ruymbecke à la demande de l'ancien Premier ministre.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 06:24

De l'antigel dans le dentifrice

De l'antigel dans le dentifrice
Certains dentifrices distribués gratuitement dans les hôtels ou les avions peuvent présenter un risque, avertit l'Afssaps.
Ils sont le plus souvent importés de pays comme la Chine ou l'Afrique du Sud et peuvent imiter des marques connues.

- le 27/07/2007 - 08h17

L'agence du médicament lance une mise en garde contre les dentifrices contenant du diéthylène glycol ou contaminés par des bactéries qui peuvent être distribués gratuitement par des chaînes hôtelières, des compagnies aériennes ou vendus hors des circuits de distribution habituels. Différentes autorités sanitaires européennes (Espagne, Royaume-Uni) et américaines (Canada, Etats-Unis) ont déjà signalé des produits suspects.

"Ces dentifrices importés de pays tiers tels que la Chine ou l'Afrique du Sud sont considérés comme impropres à la consommation voire susceptibles de présenter un risque pour la santé", souligne l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps), qui publie sur son site une liste des produits incriminés. Elle "appelle à la vigilance bien qu'aucun cas n'ait été détecté à ce jour sur le territoire français".

Des faux dentifrices "Colgate" ou "Sensodyne"

Le diéthylène glycol (DEG), substance utilisée comme solvant ou comme antigel, a servi d'épaississant en remplacement de la glycérine dans les dentifrices identifiés, précise l'Afssaps. Présentant un "risque minime" lors d'une utilisation normale du dentifrice que l'on n'avale pas, le DEG est toxique lorsqu'il est ingéré, ajoute l'Afssaps mettant en garde contre le risque d'une ingestion accidentelle par des jeunes enfants ou des personnes âgées. L'utilisation de dentifrices contaminés par des bactéries peut également s'avérer nocive pour les enfants et les personnes immunodéficientes.

L'Afssaps invite à porter "une attention particulière aux dentifrices mentionnant une provenance de pays hors de l'Union européenne, et ayant un étiquetage contenant des fautes d'orthographe ou non rédigé en français" (pour les produits vendus en France), compte tenu notamment du risque de contrefaçons. Parmi les produits à éviter figurent des dentifrices contrefaits de marque Colgate mentionnant une fabrication en Afrique du Sud avec des fautes de frappe en anglais ou de marque Sensodyne avec une origine chinoise.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 06:21