Accident de bus à Paris : 12 blessés

 Accident de bus à Paris : 12 blessés
Sur place - Douze personnes ont été blessées, dont deux sérieusement, mardi matin dans l'accident d'un autobus de la RATP à Paris.
Le chauffeur a indiqué qu'il avait eu un "problème au niveau de la direction."

Amélie GAUTIER - le 14/08/2007 - 16h22


Employé dans la déchetterie près de la porte de Pantin, dans le XIXe arrondissement de Paris, il prenait son café dans sa cabane de chantier quand il a entendu un "grand bruit". L'agent municipal a immédiatement appelé les secours. A environ cinq mètres de lui, un autobus venait de percuter un platane. Bilan : douze blessés, dont deux sérieusement. Tous passagers du bus, qui transportait au total 18 personnes.

L'accident "rarissime" selon la RATP, s'est produit mardi, vers 10h20, dans cette zone industrielle déserte du nord de la capitale. Les deux personnes les plus touchées souffrent d'une hémorragie, pour l'un et d'un traumatisme facial, pour l'autre. Tous les blessés été évacués dans les hôpitaux des environs.

"Très choqué"

L'autobus articulé de la ligne PC2 (petite ceinture, NDLR.) se trouvait sur le boulevard Macdonald une voie où la vitesse est limitée à 50 km/h. Selon la RATP rapportant le témoignage du conducteur simplement "contusionné" mais "très choqué", le bus, s'est "pour une raison indéterminée", "brusquement déporté vers sa droite. Il a alors heurté un lampadaire avant de terminer sa course dans un platane." Le flanc droit du véhicule a été arraché laissant à nu les sièges.

Des enquêtes policière et technique ont été ouvertes pour déterminer les circonstances exactes de cette sortie de route. Dans la matinée, la Préfecture de police indiquait qu'"aucun tiers n'est engagé et qu'il "était encore trop tôt pour savoir si l'accident est dû à un problème mécanique ou une défaillance humaine".

"Le conducteur assure avoir été dans l'impossibilité de tourner le volant", a raconté aux journalistes présents sur place Yves Ramette, le directeur général de la RATP, chargé des Transports. Il a par ailleurs précisé que, le bus était conduit par un jeune machiniste de 28 ans, officiant sur cette ligne reliant la porter d'Ivry à la porte de la Villette, depuis 4 mois. Le test d'alcoolémie effectué sur le chauffeur s'est révélé "négatif". Yves Ramette a également indiqué que le bus avait été mis en service en 1999 et qu'il était passé au contrôle technique le 8 août dernier. L'entreprise de Transports a mis en place un numéro vert à l'intention des familles des victimes de l'accident (0800 810 820) ainsi qu'une cellule de soutien psychologique.

# Posté le mardi 14 août 2007 10:24

Accident : le moniteur avait "tous les diplômes requis"

Accident : le moniteur avait "tous les diplômes requis"
Un enfant de 12 ans et un moniteur "reconnu depuis 14 ans" sont morts dimanche dans un accident de canyoning.
Selon le sous-préfet de Thonon, le circuit où s'est produit le drame était "un parcours d'initiation relativement facile".

Au lendemain du tragique accident qui s'est produit dimanche matin au canyon Balmes, sur la commune de Maglan, en Haute-Savoie, les enquêteurs tentent toujours d'éclaircir les circonstances du drame. Selon le maire de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, d'où venaient les enfants, le moniteur mort noyé avec un enfant de 12 ans était doté de "tous les diplômes requis" et "était reconnu depuis 14 ans".

Selon le sous-préfet de Thonon, Jean-Yves Moracchini, le circuit emprunté par la colonie n'était pas non plus particulièrement difficile. Il s'agissait même d'"un parcours d'initiation relativement facile". Toutefois, selon les gendarmes, "il a beaucoup plu ces derniers jours et il devait y avoir beaucoup de courant". "Le premier moniteur a dû se rendre compte qu'il y avait matière à s'inquiéter et c'est pour cela qu'il a plongé", ont-ils expliqué, ce que semble confirmer Jean-Yves Moracchini, selon qui "ils se sont fait surprendre par le courant, puisque le moniteur lui-même a été emporté".

Le jeune Elias "emporté par les flots"

L'accident s'est produit dimanche matin, alors qu'un groupe de sept enfants au total s'apprêtait à partir en expédition de canyoning au ruisseau des Rots. Le jeune Elias, qui s'était mis à l'eau le premier alors que les autres étaient encore sur la rive, "a passé le premier toboggan et a été aussitôt emporté par les flots" et s'est noyé, selon les premiers éléments dont disposent les gendarmes.

Le moniteur s'est aussitôt jeté à l'eau pour tenter de le rattraper et a été, lui aussi, emporté par le courant et s'est noyé à son tour, a expliqué un capitaine du centre opérationnel de Haute-Savoie. La seconde monitrice, âgée de 24 ans, a alors demandé aux enfants restés à terre d'alerter les secours avec son téléphone portable, avant de plonger à son tour sans toutefois parvenir à atteindre les deux victimes. Elle a pu être repêchée par les sauveteurs et a été hospitalisée "dans un état sérieux" à l'hôpital d'Annecy. Son "pronostic vital est réservé", selon les secours.

Soutien psychologique pour les parents

Les corps des deux autres victimes ont été retrouvés deux heures plus tard, "coincés sous des rochers, sous l'eau", a expliqué Jean-Yves Moracchini.

Tous les parents des enfants en vacances dans ce centre de la ville de Choisy-le-Roi ont été prévenus et deux cellules de soutien psychologique ont été mises en place, une en Haute-Savoie et une à Choisy-le-Roi. L'enfant décédé, originaire d'Epinay-sur-Seine en Seine-saint-Denis, était le cousin d'un enfant participant au séjour, selon le maire

# Posté le lundi 13 août 2007 05:47

"J'ai peur de voir les policiers débarquer"

"J'ai peur de voir les policiers débarquer"
Reportage - Les familles de sans-papiers vivent dans la crainte perpétuelle d'être arrêtées. Eva, une jeune ukrainienne de 33 ans, témoigne.

Elle a d'abord cru qu'il s'agissait de Viktor, son fils. Jeudi dernier, Eva se trouvait à Paris avec des membres de Réseau Education sans frontières, quand la nouvelle a été annoncée. Les bribes de conversation saisies évoquaient un adolescent sans-papiers, originaire des pays de l'Est, tombé du 4e étage alors que la police venait interpeller sa famille en situation irrégulière, et à l'hôpital, dans le coma.

Ce n'était pas Viktor, mais Ivan, un garçon russo-tchétchène de 12 ans. Le drame s'est passé dans la Somme et non dans le Val-de-Marne, où Eva et sa famille résident. Mais l'histoire reste sensiblement la même ; celle de la peur omniprésente, vécue par ces familles en situation irrégulière, qui redoutent une reconduite à la frontière. Une angoisse décuplée pendant la période estivale. Selon RESF, la préfecture de police profite du mois d'août pour multiplier les arrestations de parents sans-papiers, d'enfants scolarisés et leur placement en centre de rétention.

Deux demandes, deux refus

L'angoisse ronge Eva depuis le 19 juillet. Ce jour-là, Jarulov, son mari est incarcéré au centre de rétention de Vincennes. Et la jeune femme de 33 ans d'imaginer les policiers débarquant, de jour comme de nuit, pour venir les arrêter, à leur tour, elle et son fils ; de devoir retourner à Kiev, en Ukraine, d'où ils sont originaires.

Dans le deux-pièces qu'ils louent à Alfortville depuis 2006, la jeune femme à la chevelure auburn se souvient de leur arrivée en France. C'était en 2001. Jarulov était parti un an plus tôt. Licencié de l'usine à pain où il travaillait, il avait décidé de tenter sa chance dans le pays des droits de l'homme où, paraît-il, tout était plus facile. Eva, institutrice, et Viktor, alors âgé de 8 ans, le rejoignent. La famille s'installe dans le 17e arrondissement de Paris. Leurs visas expirent ; les deux demandes de régularisation se soldent par autant de refus. Le recours, déposé en octobre 2006, est resté lettre morte.

"On n'est pas venu en France pour demander la charité"

En avril 2007, les perspectives semblent s'éclaircir pour les Romanchuk. Le couple rencontre une assistante juridique russe qui leur fait miroiter des papiers d'identité. Eva s'aperçoit qu'ils ne valent pas un kopeck quand elle mentionne ces documents aux policiers pour que son mari soit libéré. La réponse tombe comme un couperet : Jarulov sera reconduit à la frontière le 21 août.

Eva raconte son histoire, en triturant ses mains. Elle soupire, cherche ses mots. "On n'est pas venu en France pour demander la charité", assure-t-elle, anticipant les réactions que pourraient avoir certains en lisant son histoire. Elle poursuit, d'une voix soudainement décidée : "On a la tête, on a deux mains, on est là pour travailler, pour vivre mieux." Avant qu'il ne soit arrêté, Jarulov travaillait comme maçon, Eva donnait des cours de langues, elle en parle six. La vie en France leur plaît, avec Jarulov, ils ont des amis, des voisins gentils. "On se parle de la pluie et du beau temps mais ils ne savent pas qu'on n'a pas de papiers"... C'est bien tout ce qui leur manque.

Dans l'appartement confortable des Romanchuk, peu de traces de leurs racines ukrainiennes. Des livres, quelques photos, deux napperons traditionnels, un sifflet en bois, et c'est tout. "Même la vodka n'est pas de chez nous", dit Eva en parcourant la pièce, dans un semblant de sourire. Dans sa chambre, Viktor, devenu un adolescent de 13 ans, joue à la Play-Station. Au mur, des posters de Thierry Henry, de Savate française, de basket. Viktor, arrivé sans connaître un mot de français, est actuellement en classe de 5e. Selon RESF, c'est un bon élève, très sociable. "Je lui dis tous les jours que bien travailler est la seule façon de s'en sortir", précise sa mère. Celui qui veut devenir "footballeur professionnel, cuisinier ou boxeur", a du mal à comprendre l'angoisse maternelle, insouciant comme tous les adolescents. Oui, il parle parfois de sa situation avec des copains mais les autres préoccupations des garçons de son âge reprennent vite le dessus. De l'Ukraine, il n'a que très peu de souvenirs ; Viktor se dit Français. Et s'amuse à taquiner sa mère pour son accent ukrainien, qu'il n'a plus. Eva sourit, un instant. Et puis, elle évoque, en s'en prenant de nouveau à ses mains, cette hantise d'être arrêtée, comme la famille du petit Ivan.


Nous avons rencontré Eva vendredi 10 août. Son mari a été expulsé pour Kiev le lendemain par un vol Air-France.

# Posté le lundi 13 août 2007 05:44

Les studios de cinéma Cinecittà partis en fumée

Les studios de cinéma Cinecittà partis en fumée
Plusieurs milliers de mètres carrés du mythique Cinecittà ont brûlé dans la nuit de jeudi à vendredi, lors d'un incendie particulièrement difficile à circonscrire.
Dans la nuit du 26 septembre 1935, un terrible accident avait détruit les locaux, construits dans les années 30.

- le 10/08/2007 - 10h49


Le feu a pris aux alentours de 22h, après un court-circuit. Très vite, les flammes ont détruit un hangar de 2.000 m2 où étaient entreposés des éléments des décors de la série "Rome", avant de se propager à d'autres bâtiments des studios de cinéma Cinecittà. L'accès à l'immense complexe de 40 hectares (400.000 mètres carrés), situé à quelques kilomètres du centre historique de Rome, a été interdit aux journalistes.

Le commandant des pompiers de la province de Rome, Guido Parisi, interrogé par l'agence Ansa, a fait état de "flammes hautes de 30 à 40 mètres, car ce sont du bois et des matières synthétiques qui sont en train de brûler". "Nous allons utiliser des moyens aériens parce que le feu doit être combattu de toutes parts pour éviter qu'il ne se propage encore", a-t-il ajouté, estimant qu'entre 3.000 et 4.000 mètres carrés avaient brûlé. Il n'y a aucun blessé ou personne intoxiquée, a-t-il précisé.

Inauguré par Mussolini

Les studios, situés dans un immense complexe, ont fêté leurs 70 ans d'existence en avril dernier, avec plus d'un millier de films à leur actif. De nombreux chefs d'ouvres y ont été tournés : "Ben Hur" de William Wyler (1958), ou encore la "Dolce Vita" (1960), "Amarcord" (1973) et "Satyricon" (1969) de Federico Fellini.

La création des studios faisait partie d'un grand programme de promotion du cinéma italien, dirigé par le régime fasciste, aux débuts des années 30. Cinecittà a été inauguré par Mussolini, le 28 avril 1937. Dans les années 1970, le boom des productions télévisées et la crise des productions cinématographiques avaient mis un terme à l'âge d'or de Cinecittà, qui a connu ensuite une longue traversée du désert. La privatisation quasi totale des studios en 1997 a par la suite permis d'attirer de nouveaux gros contrats, parmi lesquels le tournage de la série "Rome".

# Posté le vendredi 10 août 2007 05:24

Des écoutes confirmeraient la mort de Maddie

Des écoutes confirmeraient la mort de Maddie
Selon la presse portugaise, les enquêteurs ont procédé à des écoutes téléphoniques, qui confirmeraient la mort de la petite fille dans l'appartement.
Des membres de la famille devraient être réentendus prochainement par les enquêteurs.

- le 08/08/2007 - 20h06

Nouveau rebondissement dans l'affaire de la disparition de la petite Madeleine il y a presque 100 jours : selon la presse portugaise, des écoutes téléphoniques du couple McCann et de son entourage confirmeraient la mort de la fillette. Selon le quotidien Diario de Noticias, les enquêteurs ont également regardé de près des emails qui, comme les écoutes, amènent les enquêteurs à la conclusion selon laquelle la petite Maddie serait bien morte dans la nuit du 3 mai dans l'appartement où elle dormait avec ses frères.

Par ailleurs, la police a indiqué que des membres de la famille de la petite fille, qui vivent en Angleterre, vont être à nouveau entendus par les enquêteurs portugais car leurs dépositions seraient contradictoires. La famille de Maddie devrait également être entendue au sujet des informations qui ressortent des écoutes téléphoniques.

La police "à la recherche d'un cadavre"

"Les derniers éléments de l'enquête indiquent que la police est à la recherche d'un cadavre", a déclaré un responsable de la police judiciaire, tout en précisant que la police n'exclut toujours pas la possibilité de retrouver la fillette vivante. Officiellement, la police ne confirme pas ces informations mais précise qu'elle ne les dément pas.

Ces derniers jours, la police a d'ailleurs repris des recherches le long de la côte à Praia da Luz, où a disparu la fillette. Un spécialiste de la mer, professeur à l'Université des sciences de la mer et de l'environnement de l'Algarve, a indiqué avoir été contacté par la police judiciaire pour fournir des informations sur les courants marins dans cette région.

Les parents éprouvés

De leur côté, les parents de Maddie estiment qu'"il est très difficile" de se retrouver au centre de l'enquête. "Mais nous espérons être traités comme n'importe quelle personne ayant approché Madeleine (...). Il est normal que cela arrive et nous sommes très satisfaits de coopérer avec la police", a confié Gerry McCann, le père de la petite fille. Mais la police dit qu'elle "n'a jamais accusé le couple McCann de quoi que ce soit (...). Mais dans une affaire comme celle-ci, jusqu'à ce que nous ayons des certitudes tout le monde est suspect", a assuré une source proche de l'enquête.

Selon la presse portugaise, la police aurait trouvé, à l'aide de chiens spécialisés et de lampes à ultraviolets, des "traces de sang d'une personne décédée", qui aurait entre-temps été déplacée, sur l'un des murs de la chambre d'où a disparu la fillette, il y a un peu plus de 3 mois. Un laboratoire scientifique britannique analyse actuellement ces échantillons retrouvés par la police.

# Posté le mercredi 08 août 2007 16:31