Les participants, réunis en table ronde finale, ont entamé mercredi leurs travaux avec pour thème la lutte contre le changement climatique.
Ces négociations doivent permettre d'arrêter une série de mesures pour réorienter l'économie française en tenant compte de l'environnement.
- le 24/10/2007 - 12h30
Les participants au Grenelle de l'environnement, réunis en table ronde finale, ont entamé mercredi leurs travaux avec pour thème la lutte contre le changement climatique, en présence du chef du gouvernement François Fillon et de six ministres. Ces négociations, au ministère de l'Ecologie, doivent permettre d'arrêter une série de mesures pour réorienter l'économie française en tenant compte de l'environnement, qui seront arbitrées jeudi par le président de la République.
"C'est peut-être une nouvelle forme de gouvernance qui est en train de se mettre en oeuvre", a déclaré François Fillon à la presse après avoir ouvert les débats (écouter le sonore). "Je suis venu", a-t-il dit, "apporter le soutien du gouvernement (au ministre) Jean-Louis Borloo, je suis venu dire aux participants du Grenelle de l'Environnement que le fait que des mondes qui ne se parlaient pas soient depuis trois mois au travail, ait déjà débouché sur 1.000 propositions, c'est un succès".
"Des ruptures"
Autour de M. Fillon et du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, ont pris place les ministres du Logement, Christine Boutin, de la Recherche et de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse, ainsi que les secrétaires d'Etat à l'Ecologie Nathalie koscisusko-Morizet, aux Transports Dominique Bussereau, et le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch. D'autres ministres suivront d'ici à jeudi, en fonction de l'ordre du jour. La table ronde accueille huit représentants de chacun des cinq collèges associés au Grenelle -Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, associations écologistes- et autant d'experts pour chacun des négociateurs.
Président du groupe de travail consacré au changement climatique, le climatologue Jean Jouzel a estimé que "la limite de l'exercice n'est pas de trouver un consensus, mais les sources de financement". "Aujourd'hui, nous devons arrêter les mesures et il faudra ensuite s'assurer de leur mise en oeuvre", a-t-il indiqué, en insistant sur "la dynamique du Grenelle" à saisir durant les deux jours de table ronde.
Nicolas Hulot, qui représente sa fondation, a souhaité "du concret": "Il va falloir des ruptures, changer de cap. Nous sommes prudents et exigeants, mais optimistes". "Quelque chose s'est passé dans ce pays et je pense qu'on s'en rendra compte dans les milieux européens", a-t-il observé. Pour Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète, collectif de 80 associations, "on n'imagine pas de sortir avec quelques mesurettes seulement. Il faut des chiffres, des budgets, des calendriers".